Rougiers
Rougier de Marcillac et Rougier de Camarès
Rouges, en creux, abrités
À l’abri des reliefs qui les dominent, les Rougiers bénéficient d’un climat plus chaud. Malgré une géologie commune identifiant fortement ces territoires, grâce à la couleur inimitable des roches, il existe une forte disparité historique entre le Rougier de Marcillac et celui de Camarès.

Marcillac : un vallon privilégié
Un paysage «jardiné»
La proximité de Rodez ainsi qu’une situation climatique privilégiée ont très tôt attiré les religieux, les nobles et la bourgeoisie ruthénoise. Les domaines de ces gros possédants extérieurs cohabitent ainsi avec des petites exploitations de polyculture. Cette dernière a favorisé l’installation des bourgs en fond de vallée associés à un maillage dense de hameaux agricoles. Aujourd’hui encore le vallon bénéficie d’une image qualitative qui se traduit par une urbanisation forte mais pas toujours maîtrisée.
Une architecture adaptée aux usages
Le fil conducteur du matériau rouge se retrouve dans toutes les constructions bien qu’il existe une hiérarchie entre le bâti cossu aux volumes imposants, le bâti ordinaire construit en lien avec la production locale et les cabanes de vignes incluses dans les terrasses.

Le renouveau des techniques agricoles
Après l’abandon des terrasses de vignes peu mécanisables et ravagées par le Phylloxera, on assiste aujourd’hui à une nouvelle forme d’exploitation des pentes. Le parcellaire vertical rythmé par des murets de pierres sèches laisse place à de larges banquettes horizontales favorisant l’érosion des sols déjà fragiles.
Camarès : le «midi» de l’Aveyron
L’influence méditerranéenne
Elle se traduit par la présence d’une végétation emblématique du climat méditerranéen : Thym ou Chênes verts. Mais elle se remarque également à la gestion de l’eau dans les pratiques agricoles traditionnelles. Nombres de canaux, rigoles d’évacuation ou villages surélevés à l’abri des crues ponctuent le paysage.

L’érosion des sols
L’intensification des cultures fourragères et des labours accentue l’érosion des sols déjà sensibles à ce phénomène. La gestion de l’eau, tant dans l’agriculture que dans l’aménagement urbain, apparaît donc essentielle afin de préserver ces paysages.
Dévitalisation des bourgs
Le patrimoine bâti est en partie figé par les résidences familiales des «migrants» du midi. Il en résulte une saisonnalité de la vie des villages à prendre en compte dans les aménagements de bourgs.

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