Le Ségala
En "montant" sur le Ségala, l'ambiance change : l'altitude, la fraîcheur, la raideur des pentes, les hêtres, les bouleaux et les digitales, …, tous ces motifs évoquent le début de la montagne.
Le fond plat des vallées disparaît au profit de gorges sauvages encaissées, au fond desquelles courent des eaux vives propices à l'inspiration artistique. La vallée de la Cère en est l'un des exemples les plus pittoresques au point de posséder son "rocher du peintre".
Ces vallées en V qui cisèlent le pourtour du plateau sont tapissées de châtaigniers.
Leur couverture végétale, sombre et sauvage, met en valeur le motif jardiné du bocage, fruit d'une transformation tardive du paysage au début du XXème siècle : les terres acides du Ségala furent alors amendées et purent fournir les foins de prairies artificielles conquises sur les marécages, en plus des traditionnels revenus des châtaignes et de seigle. S'est aussi développé un élevage à la mode cantalienne source d'enrichissement et dont témoignent de monumentales granges-étables.

Au nord, les lourdes toitures en écailles de schiste rappellent l'Auvergne toute proche, tandis qu'au sud une architecturale plus originale faite de couvertures en tuiles "canal", de galeries et de bolets en bois donne aux paysages un air plus méridional.
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