Le Quercy Blanc

Le Quercy Blanc doit son nom à la couleur éclatante de la roche qui éclaire les chemins et les petites corniches.
La variété des séquences de paysage masque une organisation simple du territoire.
Une série de vallées parallèles appelées serres entaille un socle composé d'une croûte de calcaire reposant sur un substrat plus tendre de mollasses. Ce support en deux couches donne aux vallées un profil en "doucine", avec des crêtes aux pentes abruptes couvertes de taillis de chênes et en dessous des versants plus doux où s'étagent une mosaïque de cultures : vergers à prunes d'Agen, melons, maïs, tournesol et prairie …

Le tracé sinueux du ruisseau est repérable au cordon boisé, dominé par les peupliers d'Italie et jalonné de moulins. Les autres constructions sont établies de façon hiérarchique, avec les fermes à mi-pente là où surgissent les sources, les villages et châteaux en crête, vestiges d'occupations féodales.
Sur les plateaux aux bords échancrés, les fermes se tiennent en retrait, au milieu d'un vignoble renaissant et d'une structure en bocage qui tend à s'effacer devant les grandes surfaces ondulantes de colza d'où émergent de petits pechs couverts de pelouses sèches.
L'architecture des maisons à bolets et pigeonniers s'apparente à l'architecture quercynoise, mais les teintes des toitures exclusivement méditerranéennes y sont plus claires et les façades arborent des appareils en petites pierres bien assisées.
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