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Paysage : coteaux du Bas-Quercy

Création le : 27/05/2015
Les coteaux du Bas-Quercy forment une bande étroite de collines au Nord des vallées de l'Aveyron, du Tarn et de la Garonne. Ils sont soumis à un conflit d’usage entre l’agriculture et l’urbanisation.
Une entité paysagère au relief singulier

Un moutonnement de collines

Cet espace collinaire s’étend de Valence d’Agen à Caussade. Il est délimité par les Serres du Quercy Blanc et les Causses de Limogne au nord, par les vallées au sud.

Des coteaux jardinés ponctués de maisons éparses

Les sols sont composés de molasse et de calcaire blanc en affleurement rocheux plus ou moins visible. L’agriculture arboricole s’y déploie, les cultures bénéficiant des pentes ensoleillées. Les parties sommitales des collines sont souvent boisées.
L’habitat traditionnel mais aussi pavillonnaire prend place sur les coteaux de manière diffuse.

Tarn-et-Garonne, implantation du bâti traditionnel en sommet de colline Tarn-et-Garonne, Mirabel, nouvelles dynamiques agricole (irrigation) et d’urbanisation (implantation pavillonnaire) Tarn-et-Garonne, Dufort Lacapelette, paysage arboricole

Un bâti rural encore présent

L’architecture rurale est variée et de qualité, allant des petits logis à galerie aux vastes maisons de maître néoclassiques. Ces constructions sont fréquemment implantées dans la partie haute des collines. La brique crue ou cuite, parfois mêlée à quelques pierres calcaires, est le matériau de base.
Les fermes et leurs dépendances représentent un potentiel à mettre en valeur. Leur réhabilitation est un enjeu important pour le territoire.

Des terres bien orientées, convoitées par l’agriculture et les habitations

L’orientation, tant pour l’ensoleillement que pour le point de vue, génère la convoitise des coteaux. Celle-ci, associée aux contraintes agricoles fortes, est source de mutations pour le paysage. La vigne (chasselas de Moissac) et l’arboriculture sont délaissées sur les terres les plus contraignantes.
Les nouvelles maisons prennent place dans ce cadre de qualité. Leurs formes font rarement référence aux typologies locales, notamment dans leurs modes d’implantation. L’impact paysager est très fort dans les pentes, la lecture du paysage s’en trouvant parfois rompue. Le paysage des collines et des coteaux tend à se banaliser.

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